• Les "ARTS" sous l'occupation

    Les "ARTS" sous l'occupation

     

     

    Claude Pommereau,

    Les arts sous l'occupation, chronique de années noires

     

     

    Véritable éphéméride, cet ouvrage raconte jour après jour la vie, les réalisations des créateurs, pris dans le maelström de la Seconde Guerre mondiale.
    Malgré ce drame collectif, malgré la censure, malgré les restrictions, la qualité de la création française de cette époque est stupéfiante :

     

    Matisse, Braque, Clouzot, Guitry, Claudel, Camus…

     


    Un récit passionnant avec, en filigrane, l’éternelle question de la posture des artistes face à l’occupant.


    Devaient-ils se taire ?

    Ce livre, neutre, essaie d'en finir avec les simplifications et les raccourcis historiques.

    "Il n'y a plus d'histoire quand on ne cherche plus à comprendre, mais seulement à juger ou à stigmatiser."

    (Pierre Laborie, historien)

     

     

    - Jean Debucourt (au conservatoire),

     

     

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    Germaine Lubin

     

     

    (après la guerre, a été violée, a subi des horreurs...)
     

     

    - Alfred Greven.
    - Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne en France.

     

    La "liste Otto" 

     

    169 écrivains (juifs ou "dévoyés"), des centaines de livres interdits.
     

    révélé pendant la guerre.


    - M Carné et J Prévert :

     

    les Visiteurs du soir, Les Enfants du paradis, chef d’œuvre parmi les chef d’œuvre.

     


    - Jean Anouilh :

    Antigone (1944), ni résistant ni collabo, a toujours été complètement neutre
    - Rebatet, Cousteau, Lebreau : critiques cultivés, acerbes (dans 'Je suis partout').
     

     

    - Drieu la Rochelle.
    - Aragon a continué à publier pendant la guerre.

    Fut pourtant un épurateur forcené à la Libération

    - Céline :

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    Les beaux draps. Il a toujours gardé son franc-parler, anarchiste. Invité à l'ambassade d'Allemagne ., il délire imitant et caricaturant Hitler, disant que les All. vont perdre la guerre !!!


    - Cocteau :

    ami de certains Allemands, il faisait cependant un art dégénéré qui pouvait faire peur aux autorités allemandes

     


    Arno Breker (sculpteur allemand),

     

    Abel Bonnard (ministre de l’Éducation nationale de février 1942 au 20/08/1944), Jean Cocteau, Sacha Guitry, Jean Marais.

     


    Cocteau est ami de Max Jacob, qu'il a essayé de sauver, avec Arletty, mais en vain. L'éternel retour.


    'La machine à écrire' lui a bien servi :

    critiquée par Lebeau, lui a donc servi à se défendre par la suite.

     


    - Éluard

     


    - Picasso

     

    en 1940, il s'est installé à Paris et a vendu aux AllEMANDS
     

     

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    Jean PAUL SARTRE

     

    "nous n'avons jamais été aussi libres que sous l'Occupation". Il a donné ses pièces dans d'excellentes conditions.

     

    Il a pris la place d'un professeur Juif à la Sorbonne qui avait été licencié !
     

     

    Des concerts tous les soirs, avec les compositeurs fr et all.

     

     

    - Pierre Blanchard, grand épurateur après guerre,

    alors qu'il a tourné dans des films pendant l'Occupation...

     


    - Qqs sculpteurs partis en Allemagne :

     

     

    de Vlaminck, Despiau, van Dongen, Belmondo, Derain.

     

     

    A la Lib., certains ont eu de gros problèmes :


     Arletty

    amoureuse d'un colonel de l'aviation all. (Cering), ne l'a jamais renié

    ("J'ai été la femme la plus invitée, je suis maintenant la plus évitée.")


    En 1944, on lu a dit que ça aller se passer très très mal pour elle.

     

    Elle a été arrêtée, et elle a fait 6 mois de tôle, dans des conditions épouvantables (à la sortie, on lui a demandé comment elle se sentait, elle a répondu :

    "pas très résistante...")


    "Mon cœur est Français, mais mon cul est international".

    "Tuez-moi, je ne verrai plus vos sales gueules".

    Sa carrière a été brisée, foutue après la guerre...

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    - Sacha Guitry a été arrêté le jour même de la Lib., a fait 6 semaines de prison, procès, non-lieu mais interdiction de travailler pendant 3ans...

     

    Un drame de sa vie, puisqu'il ne s'en est finalement jamais remis.

     

    Il n'a recommencé à travailler qu'en 1947!... Il avait du succès :

     

    "Que voulez-vous, ce n'est pas moi qui ai fait entrer les Allemands  à Paris, je ne vais pas leur interdire l'accès à mon théâtre..."

     


    - Charles Trenet :

    la grande vedette de l'époque, d'avant et d'après la guerre, tous les music-hall se l'arrachaient.

     

    Il était toujours avec une bande d'amis.

    Il était très intelligent.
     

     

    Avec Édith Piaf, il a donné un concert en Allemagne  pour les prisonniers de guerre.

    Mais la 2e fois qu'on a voulu l'emmener en Allemagne

     

    Edith Piaf raconte qu'on a essayé de le trainer vers la gare de l'Est, il est monté dans le train et est sorti par la porte de derrière et s'est sauvé !!!


    A la sortie du film 'La romance de Paris', Pathé (compromis avec les All.), avait organisé une petite fête avec les Allemands (PropagandaStaffel) :

     

    tous les acteurs étaient là, mais Charles Trenet lui s'est porté absent... Grand ami à cette époque de Corinne Luchaire, de Cocteau, de Barillet.


    - Corinne Luchaire :

     

    cervelle d'oiseau, elle n'a rien compris à rien de ce qui se passait.

     

    Après guerre, tuberculeuse, son père fusillé, la maladie l'a emportée, elle est morte 4ans après (1949).

     

    'Pour me rendre à mon bureau' Jean Boyer, 1943 (chantée par Georges Brassens) : décrit la dégradation des conditions de vie du Parisien moyen au fil de la guerre.

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